29 septembre 2008 par mistikivy | Promouvoir cet article
Un conte philosophique aux allures primales. 2013, dans une province russe, Toorop, un mercenaire, est contacté pour emmener une jeune fille, Aurora, jusqu’aux Etats Unis.
Film inspiré du livre de Maurice G.Dantec, « Babylon Babies » de 1999. Etant en pleine lecture d’un roman de Dantec et donc plongé dans son univers lorsque le film arrive sur les écrans de mon cinéma d’art et d’essai, je file dans la salle découvrir cette adaptation cinématographique de l’auteur. Je n’ai pas lu le livre mais la mise en image d’une écriture si propre à son auteur m’intrigue. Au premier abord, l’acteur principal figurant sur l’affiche me laisse perplexe mais que faire je pénètre dans la salle obscure.
L’histoire commence, un univers futuriste où règne l’anarchie, une musique Hip Hop et un traitement de l’image proche du block buster hollywoodien. Le héros, Toorop, joué par Vin Diesel apparaît comme la brute de décoffrage qui va tout casser et que rien ne peux ébranler (un peu comme dans le désastreux « XXX »).
Puis l’histoire se met en place avec l’arrivée des deux autres personnages principaux, Aurora et soeur Rebecca. Ils vont ensemble entamer un périple pour se rendre à New York. L’intrigue porte sur le personnage d’Aurora et sa nature. En effet, la jeune fille montre de curieuses capacités... Par ailleurs, on peut regretter que le contexte politique et scientifique dans lequel se déroule l’histoire soit survolé par le réalisateur qui a du préférer s’intéresser à la relation que nouent les trois personnages principaux. D’un autre côté, il a bien fallu faire des choix scénaristiques pour restituer un livre de 700 pages en une heure et demie.
Après quelques discussions avec des personnes ayant lu le livre, il m’est apparu que le film était plus une interprétation personnelle d’un lecteur de Dantec qui s’est approprié l’essence du livre. Il ne faut pas prendre le film pour une adaptation pure et simple du livre ou pour une reconstitution de l’univers de Dantec comme a fait Cronenberg avec « Le festin nu » de William Burroughs. Ici, nous sommes dans l’univers de Mathieu Kassovitz, brutal et humain. C’est surement pour cela qu’il laisse plus de place au scénario de la bête qui s’humanise par le personnage de Toorop qu’à celui qui dénonce le problème du clonage et de la bioétique.
J’ai pu remarquer que les livres de Dantec sont toujours en relation direct avec les faits sociaux qu’il dénonce.
Un film qui m’a plu pour son côté divertissant même si j’ai été déçu que le propos bioéthique ne soit pas plus développé. C’est quand même avant tout un film d’action plus que de réflexion. Une demi-heure en plus ne m’aurait pas dérangée afin d’étoffer le propos...
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