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18 mai 2004 par
Manger matin, midi et soir au McDonald’s est le régime auquel s’est astreint le cinéaste Morgan Spurlock pour dénoncer, dans un film à l’affiche aux Etats-Unis, la "malbouffe" qui rend de plus en plus d’Américains obèses.
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Pour les brocarder, Morgan Spurlock, cinéaste novice de 33 ans, a utilisé les mêmes méthodes que son compatriote Michael Moore, auteur à succès de documentaires au vitriol : se mettre en scène, filmer caméra à l’épaule, varier les techniques (interviews, images animées...) et traiter un sujet sérieux avec un humour provocateur.
Spurlock, un rouquin jovial dont les moustaches tombantes rappellent celles de José Bové, pourfendeur français de McDo, prend cependant davantage de risques en jouant lui-même le rôle de "cobaye". L’idée du film lui est venue fin 2002 après avoir dégusté la dinde de Thanksgiving, fête familiale américaine.
"A la télé, une émission était consacrée à l’obésité et deux filles expliquaient pourquoi elles avaient porté plainte contre McDonald’s", raconte-t-il. Quand un porte-parole de l’industrie alimentaire a réagi en affirmant que cette nourriture était saine, le sang de Spurlock n’a fait qu’un tour : "J’ai dit : +je vais montrer exactement le bien que procure McDonald’s. Je vais en manger pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner pendant un mois+".
Sa copine, végétarienne, le traite alors de fou : "ça va te tuer !". Spurlock se fixe des contraintes : ne manger aucune nourriture qui ne vienne pas de "McDo", goûter au moins une fois tous les plats proposés de la carte et accepter, lorsque le caissier le propose, la portion géante, le "Super Size". Il s’oblige également à limiter ses exercices physiques à 2.500 pas par jour, comme l’adulte américain moyen.
L’expérience est suivie par trois médecins et un nutritionniste, qui se félicitent, au début du film, de l’excellente santé de Spurlock. Après trois semaines d’Egg McMuffin, de Big Mac et de "french fries", ils s’alarment : "vous devriez arrêter".
Spurlock continue mais dans un triste état. En un mois, il prend 12 kilos, son taux de graisse corporelle augmente d’un tiers, son cholestérol bondit et son foie se transforme en "pâté". Son moral plonge et sa libido vacille. "Mon corps me hait", confie-t-il à la caméra.
Spurlock reconnaît avoir mené une expérience "extrême", loin de la réalité quotidienne des millions de clients de McDo. Mais avec l’objectif d’en appeler à la fois à la responsabilité de l’industrie alimentaire et à celle, "personnelle" des Américains, "dont beaucoup ne réfléchissent pas à ce qu’ils mettent dans leurs estomacs".
Quelques semaines après la présentation de son film au festival de cinéma de Sundance, McDonald’s annonce le retrait de ses portions "Super Size", les plus caloriques. Juste une coïncidence, affirme la chaîne, qui n’a pas voulu lancer de polémique sur le film. "Cela n’a rien à voir avec le film", a affirmé à l’AFP Lisa Howard, porte-parole de McDonald’s.
Selon elle, le lancement, le 11 mai aux Etats-Unis, du menu "Go Active !" ("Bougez-vous !") — offrant un podomètre pour inciter les clients à marcher — avait également été décidé "bien avant" la sortie du film, le 7 mai.
Le réalisateur "parle de responsabilité personnelle, mais son film montre qu’il agit de manière irresponsable en mangeant plus de 5.000 calories par jour. Ce n’est pas une contribution à un débat important", a estimé Mme Howard.
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Cath |
> Contre McDonald’s, un cinéaste s’offre un régime hamburger-fritesA quand le même programme dans une pizzeria ?? Y en a marre de nous prendre pour des imbéciles incapables de manger diététique... Un McDo de temps en temps n’a jamais rendu obèse personne ; les abus de toute sorte sont nocifs mais ne concernent malheureusement pas seulement la nourriture... A bon entendeur !
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| Auteur | Message |
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Sidd (ou Siddharta, si vous préférez) |
> Contre McDonald’s, un cinéaste s’offre un régime hamburger-fritesCette démarche est nulle et confond effet médiatique et méthode d’analyse pertinente. Ce crétin se sert facilement du succès des documentaire de Moore et n’en capte pour autant aucune caractéritiques qui le hisserait à un niveau acceptable. Maintenant il va nous filmer ses centimètre enveloppés pendant de longs mois histoire de mettre en cause l’inefficacité des traitement "perte de poids" vendus sauvagement ur le marché, qui sait ?... :-/
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Draikhin |
> Contre McDonald’s, un cinéaste s’offre un régime hamburger-fritesC’est dommage car Svinkels, l’auteur de cet article a la flèmne de te répondre. Je te le fais pas dire Sid, "quelle belle équipe nous avons là chez Zetudiants.net".
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Svinkels |
> Contre McDonald’s, un cinéaste s’offre un régime hamburger-fritesje ne reponds pas justement pour laisser intact ce bel esprit d’équipe propre à zétudiants :-) Bon, je fais un effort. Je n’ai pas vu le film, seulement qques reportages télés. Je ne pense pas qu’il faille prendre ce film au 1er degré ; aucun américain, du moins je l’espère, n’a un mode alimentaire identique au réalisateur du film. Ce dernier a juste voulu montrer l’effet du fast food sur le long terme, avec un trait d’humour. Cependant, je comprends bien qu’un esprit aussi éclairé et performant ait besoin de méthodes d’analyses scientifiques ; je te conseille donc d’allumer une chaine docuimentaire barbante mais qui correspondra donc à tes goûts. Pour conclure, je dirais que la majorité du public cinématographique n’a pas l’habitude de voir des documentaires ; le côté divertissent peut donc être un moyen d’amener un plus grand nombre de personnes. Qui aurait pensé que le dernier Moore aurait un tel succès aux états-unis, même dans les contées les plus profondes ???
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