Trouver sa formation
83 universités, des centaines de formations et de diplômes par université... comment trouver sa formation ?
Avec le moteur de recherche des formations et diplômes, biensûr.
6 janvier 2009 par
L’éditeur Electronic Arts est longtemps resté cantonné à l’édition de jeux vidéo « tout public » mais aujourd’hui leur politique de diversification des genres de jeux et de création de nouvelles licences commence à porter ses fruits. Voici donc la première tentative de Survival Horror d’Electronic Arts, développé par les équipes de EA Redwood Shores. L’action de Dead Space se déroule dans un futur indéterminé et au fin fond de l’espace. Vous êtes en mission de sauvetage sur l’USG Ishimura, station spatiale qui semble vidée de tous ses occupants, et bien évidemment le vaisseau avec lequel vous êtes venu ne fonctionne plus et vos amis disparaissent devant vous, vous laissant seul face à d’étranges créatures avec comme mission de retrouver des survivants... Et de survivre bien sur ! Ce scénario pourrait tout à fait se comparer à celui d’un bon film d’action américain : rien de bien original sur le fond mais la recette a fait ses preuves et cela reste un bon prétexte pour de belles scènes d’action (quand on vous dit que le jeu vidéo se rapproche du cinéma).
Vous êtes au fin fond de l’espace sur un vaisseau inconnu, seul, personne ne sait que vous êtes là. Vos amis viennent de se faire attaquer par une créature tout droit sortie des enfers sans pouvoir faire quoi que ce soit. Vous avez réussi à vous enfuir et vous êtes maintenant dans un couloir sombre, armé d’un simple cutter industriel. Des fils électriques pendent de tous cotés et l’hélice de la ventilation fait clignoter la lumière blafarde qui projette votre ombre déformée sur le mur d’en face. Vous commencez à surchauffer dans votre lourde combinaison spatiale, vous transpirez et vos gestes semblent difficiles. D’étranges bruits se font entendre au dessus de vous, cela semble venir de ce conduit de ventilation. Vous vous arrêtez de courir autant pour écouter plus attentivement que pour reprendre votre souffle. Maintenant il règne dans ce couloir un silence de mort... L’image de votre capitaine, les yeux exorbités, hurlant et gesticulant comme un pantin grotesque malgré ses tripes étalées sur la vitre qui vous sépare reste imprimée sur votre rétine. Vous revoyez la scène dès que vous fermez les yeux et pourtant vous refusez toujours de croire qu’il puisse exister quelque part dans l’univers de tels monstres.
Le bruit recommence... Cela semble se rapprocher. Vite il faut fuir !
Voilà avec quelques mots ce que vous allez ressentir en jouant à Dead Space. Le premier atout d’un Survival Horror est l’ambiance, et ici elle est excellente. Vous n’êtes pas dans un jeu vidéo mais vous incarnez le héros d’un film fantastique. Pas de points de vie dans un coin de l’écran ni de viseur vert fluo au milieu, ici tout est intégré au jeu. Votre vie est représentée par une barre lumineuse sur votre combinaison, Le compteur indiquant les munitions restantes et le pointeur laser de l’arme s’allument dès que vous appuyez sur la gâchette qui contrôle la visée. De plus le jeu ne se met pas en pause lorsque vous accédez à la carte ou à votre inventaire : Vous avez un projecteur holographique intégré à votre combinaison qui vous affiche tout cela en temps réel (vous pensiez vraiment que dans la vraie vie si vous vous battez contre un ours et que vous êtes blessé, l’animal va tranquillement attendre que vous ayez fini de fouiller dans votre valise et que vous fassiez votre bandage avant de vous mettre un deuxième coup de dents ?). Cela a pour conséquence un immersion totale dans l’univers du jeu et une montée en flèche du stress. Vous avez oublié de recharger et une immonde bestiole se jette sur vous ? Tant pis, il faudra lui mettre un coup directement avec l’arme afin de pouvoir gagner du temps et recharger pendant qu’elle se relève.
De plus le jeu est très beau (si on peut utiliser un tel mot ici), les décors sont magnifiques et traités de façon très moderne. On est bien dans un vaisseau du futur mais un « vieux » vaisseau du futur. C’est sale, usé, parfois cassé... en un mot réaliste. Les choix de positions des caméra, le level design, et l’animation des personnages sont excellents. De plus il y a un énorme travail sur les effets de lumières et l’ombres et le résultat global est impressionnant.
Alors non, on ne joue pas dans la catégorie d’un Crysis ou d’un Far Cry 2, pas de grandes étendues avec des objets modélisés à perte de vue. Ici on est enfermé dans un vaisseau, c’est donc normal que cela soit sombre et étroit. D’ailleurs les photos ne rendent pas hommage à la qualité graphique du jeu, il faut regarder une vidéo. Ici on n’a pas affaire à une prouesse technique mais plutôt à un ensemble très cohérent au résultat efficace.
Alors ça pour trancher ça tranche. C’est même le premier principe du jeu. Vous voulez survivre ? Ne vous embêtez pas a viser le cœur ou bien la tête, il faut être sadique et couper tous les membres de la créature (si possible avant que qu’elle ne vous coupe en rondelle en premier). Et c’est encore une fois un élément stressant du jeu car les créatures sont encore capable de ramper jusqu’à vous s’il leur reste un bras encore attaché et des dents pour vous mordre. Alors heureusement que le personnage est plutôt maniable. Ici les développeurs ont opté pour un gameplay proche de celui d’un Resident evil 4, avec la caméra derrière l’épaule droite et au dessus de l’arme. Les commande sont bien conçues et intuitives à condition d’utiliser une manette sur la version PC. En effet on sent bien que le jeu a été conçu pour console. L’utilisation du clavier est plutôt laborieuse car il existe de nombreuses fonctions que vous ne savez pas comment placer sur vos touches de clavier alors qu’elles trouvent tout naturellement leur place sur une manette. Alors justement quelles sont ces fonctions ? Y a-t-il quelque chose de nouveau ?
Évidemment qui dit futur, dit équipement futuriste et arsenal démoniaque. Et Dead Space ne déroge pas à la règle, même s’il instaure une petite variante à propos des armes. En effet le USG Ishimura n’est pas un vaisseau de guerre, alors pour conserver un semblant de réalisme la plupart des armes que vous pourrez utiliser sont en fait des outils industriels détournés, comme un découpeur laser ou scie circulaire téléguidée (hahaha rien qu’en l’écrivant ça me rappelle de bons souvenirs) mais vous aurez aussi accès à des armes plus conventionnelles comme le fusil ou le lance flamme (si si dans le futur c’est conventionnel un lance flamme... promis).
Mais votre principale alliée dans ce jeu est votre combinaison galactique. Malgré un look vintage qui colle parfaitement au style « vieux et sale », elle est évolutive et multi fonctionnelle. Elle joue le rôle de moyen de communication, de consultation de textes, vidéos, et inventaire. Elle contient un gps, permet de ralentir le mouvement de certains objets et de les transporter (avec un sympathique petit rayon bleu digne d’un Jedi de Star Wars). Elle contient un peu d’oxygène en cas de sortie impromptue dans l’espace (oui oui ça va vous arriver) et bien évidemment elle vous protégera des assauts de créatures furieuses en tout genre.
Mais un des principaux intérêts du jeu est la possibilité de faire évoluer vos armes et votre combinaison. En effet tout au long de votre traversée du vaisseau vous allez trouver de l’argent et des Nods qui vous permettront respectivement d’acheter de l’équipement et de le faire évoluer. Le principe d’évolution est très bien trouvé : chaque arme possède un schéma d’évolution propre avec une sorte de grille vide à compléter avec des Nods : de ce fait l’évolution de l’équipement n’est pas linéaire, vous pouvez privilégier l’aspect que vous désirez : puissance de feu, capacité du chargeur, rapidité, etc...
Si l’évolution de l’équipement n’est pas linéaire, le cheminement du héros l’est. En effet vous allez devoir découvrir ce qui s’est passé sur ce vaisseau avant votre arrivée et tenter de vous échapper en remplissant des objectifs précis. Il n’y a pas de niveaux à proprement parlé mais des chapitres qui sont liés au scénario et non aux lieux que vous traversez. Les objectifs sont plutôt variés mais la procédure est toujours la même : explorer de nouvelles pièces du vaisseau et tuer quasiment tout ce qui bouge (au moins tuer ce qui grogne, c’est un bon début) afin de survivre et de passer au chapitre suivant. Et puis grâce à votre GPS et à l’effort consenti par l’équipe de développement du jeu pour fournir des décors plutôt variés, on ne se perd pas. Ici pas d’énigmes à résoudre, on n’est pas dans un Resident Evil où vous pouvez longtemps tourner en rond longtemps avant de comprendre comment faire fonctionner un mécanisme. Dead Space fait moins appel aux neurones mais plus aux réflexes. On pourrait trouver le jeu un peu répétitif mais grâce à une excellente ambiance et un bon level design il n’en n’est rien. De plus le jeu est ponctué de petite séquences de jeu originales qui vont faire monter le taux d’adrénaline de façon radicale. Certains passages se déroulent dans le vide absolu de l’espace, tous les bruits sont étouffés et la vision perturbée (attention l’oxygène diminue incroyablement vite) ou encore dans des lieux sans gravité où l’on a vite fait de marcher au plafond en évitant de se faire mordre par une horreur qui vient de sauter depuis le mur de droite et flotte gentiment vers vous.
Autant de scènes sympathiques qui sauront vous garder en éveil tout au long de cette aventure. Mais malheureusement certains passage sont moins réussi que d’autres. On peut citer comme exemple le moment où l’on doit détruire des astéroïdes à l’aide des canons du vaisseau. L’idée est excellente mais dans la pratique ce n’est pas très jouable.
Dans la série des défauts de cette production EA voici les grands gagnants : pas de multi joueurs ni de mode coopération, qui sont très à la mode en ce moment. Mais peut être que c’est le genre du Survival Horror qui veut cela. Mais cela pourrait être intéressant de trouver un moyen de faire peur à plusieurs joueurs en même temps.
Enfin un bon Survival Horror qui n’est ni Resident Evil ni Silent Hill. Du renouveau dans ce genre de jeu cela fait toujours plaisir. Dead Space est une très bonne surprise de la part d’Electronic Arts et un excellent jeu. L’ambiance est digne des plus grands films d’horreurs et l’histoire, bien que classique, se déroule dans un univers totalement nouveau. Alors Dead Space n’est pas une révolution du genre Survival mais utilise des mécaniques de jeu bien rodées tout en ajoutant une petite touche personnelle et quelques nouveautés très sympathiques. A n’en pas douter EA nous offrira bientôt une suite (et oui on ne perd pas si facilement les mauvaises habitudes).
Et pour ceux qui ont fini le jeu vous pourrez vous replonger dans l’univers inquiétant du l’USG Ishimura grâce au film d’animation qui est sorti peu de temps après le jeu en DVD. L’action se déroule avant les événements du jeu vidéo et cela explique pas mal de choses. Alors un conseil, regardez ce dessin animé APRES avoir fini le jeu, sinon vous risquez d’apprendre des informations trop tôt et cela pourrait vous gâcher le plaisir de la découverte lorsque vous jouez à Dead Space.
| Auteur | Message |
|---|---|
|
Akeera
|
Dead Space [PC]Très bon test pour un jeu qui a l’air tout aussi bien ! On s’y croirait ;-) Mais qu’en est-il de la durée de vie du jeu ? (pas du héros, la sienne est assez faible je suppose =P) Enfin bon, même si elle est courte, le jeu à l’air d’être vraiment bien pour le temps qu’il dure =) En tout cas un test très agréable à lire !
|