Connexion |
Inscription
----------
Trouver sa formation
83 universités, des centaines de formations et de diplômes par université... comment trouver sa formation ?
Avec le moteur de recherche des formations et diplômes, biensûr.
27 août 2009 par
2009, Afrique du Sud/Nouvelle-Zélande... un renouveau du genre.
« Ditrict 9 » est une des sorties attendues au tournant de cette fin d’été 2009. Après les « Transformers » et autre « La Guerre des Mondes », on avait tout les droits de craindre un nouveau film bancale sur les « petits hommes verts ». Et bien c’est une bonne surprise que nous réserve ce film-ci, car il a tout les droits de retenir votre attention et votre intérêt.
L’action se déroule à Johannesburg, Afrique du Sud, et non dans une métropole des Etats-Unis comme le souligne la scène d’exposition de « District 9 ». Premier parti pris, on reste dans une grande ville, mais cette fois ci, ce n’est pas Hollywood qui dirige, et ce n’est pas plus mal. Caméra à l’épaule, on prend des tournures de documentaire avec images d’archives à l’appui, un peu à la manière de « REC » de Paco Plaza et Jaume Balaguero, mais on sent le documentaire monté et non tourné uniquement sur le vif. On pense à « Redacted » de De Palma, mais dans un autre registre. Ce choix permet au spectateur d’avoir un point de vue plus large de la situation que si il n’y avait que des images captées sur le vif. En effet, l’action est entre coupées d’interviews qui ont lieu après les faits. Les personnes interviewées ont donc une vision globale de la situation, que n’a pas le spectateur avant la fin. Le réalisateur met donc le spectateur entre deux chaises, il n’a pas toute les informations sur la situation, mais en a plus que le héros, Wikus Van De Merwe, grâce à ces incursions visuelles.
Une nouvelle démarche scénaristique, non les extra-terrestres ne sont pas tous des Aliens friands de chair humaine, ou voulant exterminer la Terre. Leur vaisseau est tombé en panne, ils ont atterri là et n’ont qu’une envie, rentrer chez eux. Ce ne sont pas de guerriers mais des ouvriers inoffensifs. C’est l’homme, l’antagoniste barbare et pleins de haine dans ce scénario. Il y a une critique sociale bien présente. On nous montre la barbarie de l’homme prêt à sacrifié l’un des siens pour la science. La référence au camps de concentration est plus que net. On pense encore plus à l’Apartheid que le film se déroule en Afrique du Sud. Le « mollusque », terme désignant les extra-terrestres, deviens alors le nuisible, que l’on doit éloigné le plus loin possible des humains. Il y a une remarquable différence de point de vue entre, la population locale qui souhaite le départ des « mollusques » et, les dirigeant qui les étudient mais ne semble pas chercher à les aider.
En sortant du cinéma, j’ai repensé à la sortie du film « 28 jours plus tard » de Danny Boyle, ce film à donner un nouveau souffle au film de zombie. Tourné à petit budget tout comme « 28 jours plus tard », « District 9 » lui aussi nous montre une nouvelle façon de voir le film d’extra terrestre. C’est un véritable plaisir de voir quelque chose de nouveau comme cela. On est bien sur un peu désappointer lors des premières minutes du film, car la bande annonce n’annonçait pas vraiment un film d’une richesse telle mais plus un énième bloc-buster.
Une mise en garde cependant, n’y allez pas dans l’optique de voir un film d’action ou d’horreur, vous seriez déçu. Quelques répliques comiques dont on aurait pu se passer, mais le doublage y est peut être pour quelque chose.
Cordier Amandine
Voir le court métrage dont est issu « District 9 », « Alive in Joberg »
Aucune réaction pour l'instant ...