4 avril 2008 par Nastasia
Les politiciens ont longtemps abordé le sujet de la précarité étudiante comme une réalité fantasmée, sujette à l’influence de nombreux lobbys et inhérente au déficit économique que connaît la France. Notre pays, comprenant plus de 44 % d’étudiants n’obtenant aucun diplôme à la fin de leur cursus, est le cancre du passage en terminale de la réussite scolaire.
Les étudiants venant de quartiers défavorisés sont de moins en moins aptes financièrement à suivre des études supérieures. Aujourd’hui, un individu issu d’une famille pauvre, mais très doué, travailleur et volontaire, n’aura pas les mêmes chances de réussire et de s’imposer qu’un individu issu d’une famille riche. Au nom de l’Egalité, on prône le droit à l’accès aux universités à qui le souhaite.
Le problème étant qu’aucun geste concret n’accompagne cette volonté, si Républicaine soit-elle, oubliant qu’au dessus des cimes des Etudes supérieures, l’étudiant au maigre revenu se fait manger par le loup précarité. Permettre l’accès à l’Université est une démarche lacunaire si celle-ci n’offre pas aux étudiant la possibilité d’y réussir.
C’est ça, la "Politique de Civilisation"
"Politique de Civilisation", expression utilisée lors de la première conférence de presse de l’année 2008 de Monsieur Sarkozy, est un terme intéressant à explorer puisque jalonné de contradictions. La suppression de postes de fonctionnaires, des professeurs qui semblent être partie intégrante de la réussite scolaire, des projets de lois non appliqués sur la rémunération des stages et l’utilisation du peu de marge de manœuvre de la France pour le "Bouclier Fiscal", un dispositif de plafonnement des impôts directs qui bénéficie aux particuliers.
Cela véhicule dans l’imagerie populaire, l’ébauche d’un Robin Des Bois ultra-libéral, faisant l’Apologie Hystérique du travail et de l’Egalité des chances, en offrant aux plus aisés ce qui aurait apaisé et pacifié le côté granitique du quotidien du Français moyen.
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