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Je suis une légende ! (I am a legend)

19 décembre 2007 par bulle, Gus Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

Superproduction Hollywoodienne, Je suis une légende a fait couler l’encre de Gus et Bulle. Vous trouverez donc leurs articles respectifs qui ne manqueront pas de confrontation de point de vue.

I am a Legend ou le renouveau hollywoodien par Gus

Robert Neville, un savant au service de l’US Army, se retrouve le dernier survivant de l’espèce humaine suite à une épidémie causée par un virus créé par l’homme.

New York, là où il vit seul avec son chien, est vide de vie et la nature y a repris ses droits… Jusque là, tout va bien. L’idée est originale et de nombreuses perspectives s’ouvrent aux scénaristes et réalisateur.
Mais voilà, alors que le décor semblait planté, il a fallu qu’ils s’emballent , encore une fois, en nous inventant des compagnons à notre ami, et pas des plus originaux : des monsieurs tout moches, tout méchants, tout affamés de chair humaine, et tout nocturnes.

Depuis les terribles Nosferatu et Dracula, au début du siècle dernier, les monstres du cinéma n’ont pas franchement évolués. Pour l’innovation, on repassera plus tard.
Nous reprenons donc notre histoire : Robert Neville, un savant au service de l’US Army, se retrouve le dernier représentant de l’espèce humaine, dans sa forme dite « normale », suite à une épidémie causée par un virus créé par l’homme. New York, là où il vit avec son chien, est vide de gens comme lui, et la nature y a repris ses droits. Mais des créatures vraiment étranges vont se joindre à son « one man life » pour lui chercher des problèmes…

Tous les éléments sont réunis pour faire une superproduction américaine : une aventure hors du commun, un homme exceptionnel pour la vivre, une star mondiale pour le jouer (Will Smith pour ceux qui l’ignoraient), et un budget gigantesque pour, entre autre, la payer (150 000 000 $ !). Sans oublier ceux qui en font une superproduction américaine originale : un chien fidèle au héros dont on se dit, dès qu’on l’aperçoit, qu’il va se sacrifier pour sauver son maître (ce qui ne manque pas), et ce même maître qui va se sacrifier pour sauver son monde (notons d’ailleurs que la mort du toutou est plus attristante que celle de l’homme).
Ajoutons à cela des incohérences troublantes et une fin typiquement américaine tout aussi difficilement plausible et tout est prêt pour remplir les salles obscures de spectateurs en mal d’extraordinaire. En somme, “I am a Legend” se trouve être une réussite dans son genre, qui n’est pas cinématographique malheureusement (dommage pour ce qui se voulait être un film).

Titre : Je suis une Légende (I am a Legend)

  • Réalisateur : Francis Lawrence
  • Avec : Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan
  • Genre : science fiction
  • Durée : 1h40
  • Film américain Sorti le 19 décembre et distribué par Warner Bros

Adaptation réussie par Bulle

Francis Lawrence, le réalisateur de ce film s’est vu entreprendre un projet de grande envergure ! Il aura fallu plus de 50 ans, et plusieurs tentatives avortées pour que le roman de Richard Matheson soit de nouveau adapté au cinéma, avec à son effigie un Will Smith en grande forme.

La précédente adaptation de ce célèbre roman de sciences fiction s’intitulait "Les survivants" et était réalisé par Boris Sagal en 1971. Il était temps de remettre ce livre au goût du jour ! Sutout qu’une armada de producteurs, réalisateurs, et acteurs avait tenté l’expérience, sans réussir à la mener à terme.
Francis Lawrence l’a fait, avec l’aide du Will Smith, brillant de toute sa splendeur en héros viril de l’humanité.

L’acteur devient alors Robert Neville, un Robinson Crusoé des temps moderne, c’est le dernier homme vivant sur terre. L’humanité entière a été décimée à cause d’un virus. 90% de la population à péri, le reste sont devenus des zombies assoiffés de sang.
L’acteur évolue donc, avec son fidèle toutou, dans cet univers postapocalyptiques, où il est obligé de chasser et de pêcher pour survivre, où “Times Square” et “Central Park” sont envahis d’animaux sauvages et de mauvaises herbes.
Les zombies quant à eux ne sont que d’effroyables créatures numériques et s’ils font peur ce n’est pas parce qu’ils sont hideux et sans humanité, mais surtout parce qu’ils ont la désagréable manie de surgir de l’obscurité en beuglant comme des veaux.

Vous l’aurez compris la survie dans ce monde est difficile et magnifiquement mis en scène. Elle est contée sans musique et sans paroles superflues. Will Smith montre d’ailleurs toute l’étendue de ses talents dans ce rôle presque muet. Un dépouillement qui contribue à plonger les spectateurs dans cet univers oppressant.
A la surprise générale, le réalisateur joue plus sur le silence et la solitude que sur le bruit, les explosions et autre détonations, ingrédients principaux des "Blockbusters" Hollywoodiens.

La production n’a pas lésiné sur les moyens, puisque 150 millions de dollars ont été nécessaires pour la réalisation de ce film, inspiré d’un roman ayant révolutionner la littérature fantastique et influencé bon nombre de cinéastes.
Tourné à New-York, l’équipe du film s’est vu confronté à de nombreux problèmes, surtout quand on sait que certaines rues de la ville ont été fermées pour cause de tournage. C’était le cas de la gare mais aussi, le parc Madison Square, le quartier de Tribeca, Columbus Circle, Chinatown et la 5ème Avenue.

Tous ces lieux ont du être vidés de leurs passants, habitants mais aussi voitures pour pouvoir être aménagés au détriments de nombreux travailleurs. Will Smith affirme même lors d’une conférence de presse : "Je dirais qu’en terme de décompte, c’est le plus grands nombre de doigt que j’ai jamais reçu de toute ma carrière, je commençais même à me demander si F***k you ! n’était pas mon nom".

Avec beaucoup d’argent, un scénario “béton”, un héros sympathique, ce film a décidément tout pour plaire. Cependant comme bien des films s’inspirant d’un livre, "Je suis une légende" ne parvient pas tout à fait à retranscrire la richesse de l’œuvre originale.
En tous cas, vous pourrez jugez de vous même, puisque le film est sorti ce mercredi 19 décembre dans les salles obscures françaises.


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