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"L’orpheline" de Jaume Collet-Serra

15 août 2009 par mistikivy Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

2009, Canada/USA, les apparences sont trompeuses.
Le film est présenté à l’occasion du festival sur le film fantastique Fantasia et porte la mention film d’horreur. On peut donc s’attendre à un film fantastique assez éprouvant pour le spectateur. On s’y rend donc dans l’attente d’images qui nous ferons sursauter ou avoir des sueurs froides. C’est à moitié raté. On se demande où est passé le fantastique durant la première demi-heure du film, jusqu’à la moitié même, voir les trois-quarts... Tout nos espoirs se portent sur la petite Esther dont la bande annonce et les résumés du film nous ont suggérés qu’elle allait nous faire frissonner sur nos sièges.

Le film retrace l’histoire d’une famille qui a été bouleversée par la perte d’un enfant mort né. La mère ne s’en remet pas malgré la présence de ses deux autres enfants et le couple adopte donc une petite fille d’origine russe, Esther qui s’avèrera être plus que mal attentionnée.

L’action met beaucoup de temps à se lancer, Esther n’arrive qu’au bout d’une demi heure, si bien qu’on commence à se demander si on ne va pas voir un film social sur l’adoption, tellement la première partie du film traite du mal-être suite à la fausse couche de la mère. Et quand enfin la petite Esther est adoptée, le film met toujours du temps à nous impressionner émotionnellement si bien que les scènes de pseudo « horreur » deviennent à la limite du comique. Il faut être honnête, quelques scènes sont réussies et l’intrigue de l’origine d’Esther est bien menée. Si bien qu’on se focalise plus sur ce point que sur ce qui va arriver à la famille. Le film hésite entre le genre horreur et l’investigation mais reste entre les deux voies et n’en prend réellement aucune. C’est la raison du comique de certaines scènes qui deviennent quasi burlesques alors qu’on sent bien qu’elles sont censées être effrayantes.

Il faut noter que la musique est très importante dans le film et donne toute sa dimension au suspens. Certaines scènes n’ont aucun effet sur le spectateur sans la musique qui les accompagnent. Le réalisateur joue donc beaucoup sur le sens auditif du spectateur pour l’orienter. L’ambiance sonore du film est donc assez réussie et colle bien au genre.

Tout le film est maintenu par les acteurs qui jouent remarquablement bien. Le rôle d’Esther est particulièrement bien interprété par la jeune actrice, Isabelle Fuhrman. L’idée du scénario était pourtant intéressante et aurait pu donner naissance à plus d’images et donner plus d’information sur le personnage d’Esther, qui reste un peu trop mystérieux. C’est tout de même un film divertissant, sans être un chef-d’œuvre.

Cordier Amandine

Filmographie de Jaume Collet Serra :

  • « House of Wax », 2005
  • « Goal II : Living the dream », 2007
  • « Orphan » (« L’orpheline »), 2009
  • « Unknown White Male », 2011 (en production)

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