7 décembre 2007 par MayD
Qui n’a pas pris une fessée ? Si les gifles sont en régression, les Français restent adeptes de la fessée pour corriger leurs enfants. La fessée reste une grande tradition dans le modèle éducatif français. Voici le thème de l’enquête de l’Union des Familles Européennes. Il s’avère que la France est bien placée dans le classement de la main leste.
Presque tout le monde a reçu une fessée au moins une fois (95 % des grands-parents, des parents et 96 % des enfants interrogés). De même, 87 % des parents et 84 % des grands-parents en ont donné une. « Une fessée, ça échappe à tout le monde et finalement ce n’est pas si dramatique, tant que c’est occasionnel et non habituel », explique un sondé.
La majorité des parents estiment que seuls eux peuvent lever la main sur leur progéniture. Ce n’est pas ce qui empêche les grands-parents d’en avoir parfois très envie. Cela démange 58 % d’entre eux (et encore davantage chez les plus âgés). Mais ils évitent de passer à l’acte.
Les adultes qui reconnaissent utiliser cette pratique sur leurs enfants ne sont pas toujours très fiers. Mais pour 77 % d’entre eux, cela fait néanmoins partie de l’éducation. Ainsi s’exprime ce parent : « La crainte n’est pas toujours négative ; il y a des normes comportementales sociales à intégrer ». Mais une bonne partie reconnaît « se défouler » aussi par ce geste. « Ce n’est pas un moyen d’éducation, mais une réaction à une situation de stress », avoue un parent. « Je m’en veux terriblement d’y avoir recours. J’ai l’impression qu’il n’y a pas de solution à cause d’un manque de sang-froid et de sérénité », confie un autre.
Selon le Figaro : ce n’est donc pas demain que la France fera sienne la sage pensée de Buffon : « La violence fait les tyrans, la douce autorité les rois. »
Pour ma part, j’ai pris des fessées et des gifles, d’ailleurs la dernière j’avais 19 ans, je n’en veux pas pour autant à mes parents et ne les considèrent absolument pas comme des tyrans.
Quand on voit comment agissent et fonctionnent certains adolescents, une prescription de gifles et de fessées ne leur ferai pas de mal. En tant qu’assistante d’éducation dans un lycée professionnel, je sais que certaines fois il serait bon de pouvoir claquer certains élèves, qui vous mettent les nerfs à bout.
Qu’il y est une préférence pour le dialogue, pourquoi pas, mais entre être battu et prendre une fessée ou une gifle il y a le Mont Blanc. Ce sont des pratiques plus vexantes sur le coup que traumatisantes. Les propos ont souvent plus d’impacts psychologiques sur les enfants…
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