2 juillet 2007 par MayD
Près de deux mois après avoir quitté Philippe Lucas à Canet-en-Roussillon, la sportive préférée des Français conserve sa mainmise sur la natation tricolore. "Je suis rassurée, tout s’est bien déroulé", a admis dans un sourire Laure Manaudou. "J’ai eu du mal à entrer dans la compétition, comme d’habitude, mais une fois dans le rythme ça s’est bien passé."
La Française Laure Manaudou a achevé ses championnats de France de natation à Saint-Raphaël en s’adjugeant le 100m dos en 1:01.22 minute jeudi.
La nageuse de Paolo Penso termine néanmoins à bonne distance de son record d’Europe : 59.87 réalisé aux Mondiaux de Melbourne en mars 2007. Une dernière victoire qui porte son compteur personnel à cinq couronnes nationales : 200, 400, 800m nage libre, 50 et donc 100m dos.
"En venant aux championnats de France de Saint-Raphaël, je voulais faire le point sur mon niveau de performance", a ajouté la championne olympique du 400m nage libre à Athènes en 2004. "J’ai prouvé que je peux nager vite et faire 4:03 sur ma distance préférée, le 400m nage libre. Je rentre l’esprit tranquille, en confiance."
Sous la houlette de son nouvel entraîneur, l’Italien Paolo Penso, la star des bassins français a découvert la liberté. "Avant, il y avait Philippe Lucas et Laure Manaudou", a-t-elle rappelé. "Maintenant, j’assume seule mes choix et mes décisions."
Ainsi, durant les cinq jours de compétition, la grande brune a organisé seule ses échauffements. Il y a encore quelques mois, Laure Manaudou ne pouvais guère échapper aux consignes de Philippe Lucas. "Je gère mes échauffements, je me prépare dans mon coin", acquiesce la double championne du monde de Melbourne. "Je ne sais pas comment nous allons procéder à l’avenir, mais à Saint-Raphaël je voulais expérimenter ce fonctionnement. Pour l’instant, je m’en sors bien."
Epanouie humainement, Laure Manaudou l’a également été sur le plan sportif. En signant 1:57.48 sur 200m nage libre et 4:03.38 sur 400m nage libre, la protégée de Paolo Penso a signé un retour convaincant. "Dans un mois, à l’Open de Paris, je ne nagerai sans doute pas le 400m nage libre", annonce pourtant la pensionnaire du club de LaPresse à Turin. "Je suis trop attendue sur 400m. Dès que je le nage, je dois faire un gros chrono. Je préfère travailler de nouvelles distances, comme le 200m dos."
Dans cette perspective, la Française sait pertinemment qu’il lui faut combler un retard colossal. "Je manque de puissance", consent-elle. "Je vais me remettre à la musculation, mais pour moi, pour nager encore plus vite. La concurrence étrangère je n’y pense pas. On me dit que Ziegler a nagé 4:05. D’accord, mais pour l’instant je pense à l’Open et à mes vacances."
Petite rumeur du web :
C’est une étude étonnante que nous propose l’institut national de recherche animale. Le célèbre institut a comparé le patrimoine génétique d’athlètes de haut niveau avec celui de nombreuses espèces animales.
Les conclusions de l’étude sont stupéfiantes !
Les nageurs de compétition comme Laure Manaudou, possédent deux gènes propres aux cétacés, plus précisément les dauphins et les orques. Ces gènes sont habituellement absents chez un individu normal. L’institut précise que les recherches sur ces 2 gènes ne sont pas totalement terminées. On sait cependant que l’un de ces gènes permet aux nageurs de mieux répartir l’oxygène dans le corps et donc de rester sous l’eau beaucoup plus longtemps. Le second leur permet d’avoir une texture de peau très proche de celle des cétacés et donc de glisser plus facilement sur l’eau.
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