Vous êtes ici : Accueil >  Loisirs/Culture > Bouquins

Le cercle du dragon - Trilogie Excalibur

4 mai 2008 par Senghor

Pour comprendre ce roman d’heroic fantasy il faut d’abord connaitre son auteur, qui n’est autre que Alan Simon, connu de tous les fans et accoutumé du monde celtes. Alan Simon née en 1964 fils d’un père ouvrier et d une mère couturière…pardon je m’égare.

Avant d’être un écrivain Alan Simon était (et est toujours) un auteur de musique a consonance celtique. La majorité de ses œuvres musicales portent sur la légende d’Excalibur (Excalibur, La légende des Celtes, 1999, Sony).
Depuis toujours cet écrivain est un féru de la légende d’Excalibur et quoi de plus normal pour un artiste de s’atteler à la tache de l’écriture d’un roman pour faire partager sa passion.
Alan Simon est donc une référence dans la connaissance du monde mythique de Merlin et d’Excalibur.

Le Cercle du Dragon narre l’histoire de la naissance de Merlin et d’Excalibur

Ce livre nous plonge dans un monde féerique ou Dieu, gobelins, elfes, fées, monstres et humains se côtoient. Alan Simon nous fait découvrir la Genèse du monde que l’on connait à son commencement.

Nous progressons dans le royaume d’Anwynn, royaume crée par le Dieu Dagda pour sa femme Dana. Dagda en plus d’être Le Dieu, est l’alchimiste de la vie, c’est lui qui donna vie à tout les êtres vivants sur terre. Mais il ne créa pas seulement des êtres destinés a vivre dans le royaume d’Anwynn. Il eu aussi 5 enfants avec sa femme Dana, Aëngus dieu de l’amour, Lugh dieu du soleil, Epona déesse des animaux, Ogma dieu des abysses et des océans et Nuada dieu de la nuit et des étoiles.

Ces 5 enfants vivent dans un palais surplombant le royaume d’Anwynn étant immortels de par leur descendance, commencent à trouver le temps long dans ce palais. Ils décident un jour de le quitter et de descendre sur terre pour découvrir de nouveaux horizons. Malheureusement, ces 5 jeunes Dieux vont arriver sur terre pour assisté non pas à une vie paisible parmi les simples mortels mais à des événements des plus inquiétants. Le monde est en perdition et ce qui a été ne sera plus et pour restaurer l’équilibre il est nécessaire de faire appel à un héros.

C’est à partir de ce moment que nous entrons dans un monde merveilleux où l’on assiste à la naissance de Merlin qu’on va suivre à travers plusieurs années.
Merlin est le personnage principal de cet ouvrage, il va au fur et à mesure de l’histoire apprendre quelle est sa destiné et ce qui se trame au royaume d’Anwynn. Il va découvrir une vérité que même Dieu ne connaissait.

Ecrit d’une façon très personnelle, Alan Simon arrive à nous faire voyager dans un monde très différents de celui que l’on connait où il n’y a aucun repère auquel nous rattacher. _ Dans les premières 50 pages on a l’impression d’être en chute libre sans filet. Il est assez difficile de s’accrocher à l’histoire. Une fois passé ce cap et s’être mis en tête que le monde dans lequel on progresse n’a rien à voir avec notre petite terre à nous, tout va bien.

Le problème majeur de ce livre, c’est que pour les fans de créatures fabuleuses et de guerre entre le bien et le mal, les combats sont tout juste décris. On a seulement le temps de se les imaginer, qu’ils sont déjà finis. On reste alors sur notre faim, c’est assez frustrant, car pendant toute l’histoire on s’attend à un combat titanesque, mais on assiste tout juste à une grosse bataille.

Une des difficultés c’est la confrontation à un monde légendaire, et du coup très déroutant. Tout est changé. La notion d’espace-temps n’est plus la même ou ressemble à la notre mais avec des noms différents ce qui n’aide pas à l’immersion dans l’univers d’Alan Simon.

Voilà pour l’histoire, on peut donc dire en empruntant une phrase culte des nuls dans « La cité de la peur » ; c’est une histoire « qui est bien mais pas top ».
Pour ma part je ne vais pas m’arrêter à ce premier opus de la trilogie qui pour moi n’est que la genèse préparant une épopée grandiose à suivre.

Un support comme on en fait plus, ça fait plaisir Pour finir, j ’aimerais vous parler du support du livre, « Le Cercle du Dragon » est publié par les éditions Pascal Petiot. La façon dont est présenté le livre me rappelle les livres que je lisais quand j’étais un peu plus jeune, vous vous souvenez surement des livres comme Croc blanc ou La case de l’oncle Tom dans lesquels avec l’histoire sur certaines pages il y avait des illustrations évoquant un paragraphe de l’histoire.
Et bien dans « Le Cercle de Dragon », on apprécie les illustrations de Elizaveta Vodyanova. On commence le livre par l’illustration d’un arbre généalogique où Dagda est la première génération. Au fur et à mesure de l’histoire, d’autres illustrations se dévoilent.

Quand j’étais plus jeune, j’adorais les illustrations ! Et là je dois dire que j’ai étais un peu déçu. Je m’explique, le coup de pinceau de Elizaveta Vodyanova est très accentué et très sombre, chaque dessin est en noir et blanc. Cela donne un coté trop oppressant à la lecture. Dans ces traits, on sent de la tristesse et parfois il est assez difficile de distinguer les personnages.

Petit truc carrément génial ! A la fin du livre l’illustratrice nous offre une carte du monde d’Arwynn cette fois en couleur. Cette dernière illustration est très plaisante, on peut la détacher pour s’en faire un poster ou l’utiliser comme repère dans le déplacement géographique des personnages.

Pour résumer et conclure

Je dirais que « Le Cercle du Dragon » est un bon livre à lire avec beaucoup d’efforts pour donner une autre vision de la légende d’Excalibur et de Merlin. Mais ce n’est que le premier tome et toute la mise en place est encore un peu brouillon.
Malgré tout je me suis attaché au personnage de Merlin même s’il manque de grandeur et cachet. J’attends donc la suite avec impatience, en espérant que l’histoire sera un peu plus structurée.

Bonne lecture à tous !
Jonathan Le Bihan

  • 350 pages
  • Auteur : Alan Simon
  • Editions : Adcan Editions
  • ISBN : 2848140666
  • 18 euros

Réagissez à cet article :

Nouveau fil de discussion

Aucune réaction pour l'instant ...

Rétroliens