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Le pingouin / Les pingouins n’ont jamais froids : Andreî Kourkov

9 avril 2006 par MayD | Promouvoir cet article

Un livre et sa suite, assez différents l’un de l’autre. « Le pingouin » nous présente les personnages : Micha (le pingouin), Victor et Sonia, et le contexte politique. On prend plaisir à les redécouvrir par la suite. Petite amertume quand même, parce qu’on se dit que ce Victor a de la chance, c’est parfois même agaçant. Au commencement on connaît la fin, il n’y a pas vraiment de surprise au dénouement, mais il faut tout de même y arriver. On se prend au jeu, on suit « le héros », dans ses aventures. Sur fond de politique et d’histoire soviétique (que l’on découvre de l’intérieur), on prend du plaisir et on en tire une leçon.

L’histoire, c’est celle de Victor, journaliste nécrologique, pour des gens qui ne sont pas encore mort. Victor est propriétaire d’un pingouin. Le contexte : la reconstruction de la Russie, après la chute du communisme.
Avoir pour animal de compagnie un pingouin, cela n’a rien de commun. Mais écrire les rubriques nécrologiques de gens qui ne sont pas encore mort ! Arrive le moment où ses gens viennent à mourir. Et la tendance chic : avoir un pingouin le jour de l’enterrement. Décidément Kourkov a de la ressource. La mafia, l’argent sale, la politique et la dépression humaine sont aux cœurs des deux romans. Le premier jette l’histoire, le deuxième la termine. La coupure se fait lors de la séparation entre Victor et Micha ! Nous ne pouvions en rester là ! Heureusement, il y a la suite, qui nous transpose dans le combat de Victor pour retrouver son pingouin. Deux romans très humanistes, et glacials.
Un conseil, prévoir de la vodka ou du cognac, pour accompagner ce journaliste. Parce que l’écriture est tellement réaliste, qu’on a plus que l’impression de se promener à Kiev avec Victor à moins trente degré. Donc à moins de lire le roman sous une bonne couette ou en plein soleil, la vodka sera de rigueur pour vous réchauffer


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Isabelle la belle
24 avril 2006

Le pingouin / Les pingouins n’ont jamais froids : Andreî Kourkov

J’ai adoré le pingouin. Tu as résumé en 2 mots : humanisme dans un monde de plus en plus glacé, tant de l’intérieur que de l’extérieur. On est pas prêt d’oublier Micha (l’enfant qui est en nous ?).

Isabelle la belle

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MayD
16 mai 2006

Le pingouin / Les pingouins n’ont jamais froids : Andreî Kourkov

Salut est ce que tu as lu la suite, qu’est ce que t’en a pensé ? les autres me tentent un peu moi, tu les connais ? Merci

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