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Les étudiants aux côtés des enseignants-chercheurs.

11 février 2009 par Valdès Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

Étudiants et enseignants se sont alliés ce mardi 10 février 2009 pour une première épreuve de force. Entre 17 000 et 50 000 manifestants auraient pris part au cortège parisien.
Après l’étincelle qu’a été la mobilisation des enseignants-chercheurs, les étudiants apportent leur soutien. Les premiers sont, fait historique, à l’origine du mouvement. Ils disent eux-mêmes avoir rarement assisté à une telle unanimité. Encore une fois, comme pour la mobilisation du 29janvier, de nombreuses personnes qui n’ont pas l’habitude de battre le pavé étaient dans la rue.
Récit de cette journée de mobilisation.

Dans les faits, différents cortèges se sont rejoints Place Edmond Rostand, face au Panthéon, aux alentours de 14h. Ceux-ci venaient des différents lycées et universités, où par exemple à Tolbiac (Université Paris1) s’était déroulée une assemblée générale en fin de matinée qui avait eu pour fin le vote d’une grève illimitée et reconductible. Il fut question du retrait du décret Pécresse, et plus en amont de la re-discussion ou de l’abrogation de la loi LRU. Il faut noter la prise de parole et la forte présence du personnel, des professeurs et des membres de l’administration.

Après une longue attente, caractéristique des grands rassemblements, le cortège se mit en mouvement. Les discussions allaient bon train, les parapluies se partageaient, les slogans s’enchaînaient. On remarquait une différence de ton avec les cortèges uniquement étudiants, et en particulier lycéens, habituels. L’ambiance était sereine, et cela malgré la pluie et la présence ostentatoire de la police.

La fin de la manifestation en est une bonne image. Le cortège s’est dissous, évanoui, évaporé au croisement du Boulevard des Invalides et de la rue de Babylone. Ce n’est pas un fait nouveau pour les cortèges ayant comme point final un ministère, ici celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, la route est souvent barrée. Mais il n’y eu, semble-t-il, aucune animosité.

La faute aux pieds mouillés ? Il semble véritablement qu’il n’y avait aucun rêve du "grand soir", aucune envie de marquer le coup comme le 29janvier et la décision d’aller à l’Élysée. Mais régnait une visible confiance, la satisfaction d’une première démonstration de force et d’unité, et un esprit d’assurance face au combat à mener qui n’attendra pas le 19 mars pour se remanifester.


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