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27 décembre 2005 par ,
Xavier Gandon, 31 ans, responsable depuis six ans de la programmation de la chaîne Série Club, disponible sur les bouquets TPS et Canalsatellite, nous livre son opinion sur l’émergence des séries télévisées.
En quoi consiste votre travail ?
Je m’occupe de la sélection artistique des séries. Nous attendons que la série soit diffusée sur son territoire avant de contacter le vendeur du titre. Ensuite nous participons à l’appel d’offre pour obtenir les droits de la série.
Comment programmez-vous la grille de votre chaîne qui se revendique « 100 % série » ?
Nous jouons beaucoup sur la diversification de nos programmes. Nous diffusons des séries de tous types (drame, comédie, fantastique, etc.). Nous essayons aussi d’apporter un éclairage journalistique sur le genre, au travers de nos magazines. Nous tenons les téléspectateurs au courant de l’actualité des séries. Un autre magazine traite de la conception d’une série. Nous faisons aussi des documentaires sur une personne ou une série en détail. L’un des derniers en date été consacré à J.J Abrams le créateur de Lost et Alias.
Comment expliquez-vous le succès des séries depuis quelques années ?
Je pense qu’il s’agit d’une tendance de fond en télévision. Le phénomène « télé-réalité » s’est essoufflé et a laissé place aux séries plutôt policières. La qualité y est pour beaucoup. Certain programmes, comme 24 heures chrono, bénéficient d’une qualité d’écriture supérieure au cinéma outre-atlantique.
La tendance est-elle à la diminution du format des séries de type sitcom ?
Je ne crois pas au succès des formats courts. Les seuls connus sont les sitcoms américains où ce format fait parti de leur culture de la télévision. En France, la tentative a été éphémère avec séries AB Production (Hélène et les garçons, etc.). La seule exception qui confirme la règle est Plus belle la vie sur France 3. De manière générale les gens préfèrent les fictions de 40 à 50 minutes.
Comment concurrencez-vous les chaînes à gros budget, forcément plus puissante au moment d’acquérir les droits des séries ?
Il est évident que nous ne pouvons pas rivaliser pour des séries telles que Lost ou 24 heures chrono. Nous essayons de diversifier un maximum notre offre. Nous sommes à l’affût de la moindre perle. Par exemple, nous allons lancer « l’empreinte du crime », une série allemande très prometteuse. Nous jouons beaucoup sur l’interactivité avec le public. L’une de nos soirées spéciale fait voter le public entre quatre pilotes (premiers épisodes) et Série Club diffusera l’intégralité de la série plébiscitée.
Au vu du succès des séries, votre chaîne doit bien se porter ?
Nous n’avons pas à nous plaindre. Depuis 10 ans que la chaîne existe, son succès est constant. Nos séries sont modernes (pas plus anciennes que le milieu des années 90). Nous sommes dans les dix chaînes les plus regardées de Canalsatellite et la troisième sur TPS. Notre audience cumulée est de 2 % de part de marché, ce qui est très satisfaisant.
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