4 septembre 2005 par Draikhin
Pas facile de débarquer dans la vie d’étudiant ? Alors quelques conseils de vieux de la vieille comme nous ne vous seront pas de trop. Comment trouver la solution qui vous convient le mieux pour votre logement etudiant et quelle méthode suivre ?
Cela peut paraître évident mais pensez avant tout à votre confort et aux commodités offertes par ce logement, surtout si vous prévoyez d’y habiter plus d’une année scolaire.
Si ce n’est pas déjà fait, posez-vous ces questions : souhaitez-vous privilégier la proximité de votre lieu d’études ou les attraits du quartier de votre lieu d’habitation ? Comment est desservi l’endroit convoité ? Quels sont vos moyens de transport ? Etes-vous proche d’amis ou de connaissances ? Y a-t-il des lieux plus "branchés" que d’autres ? Vos réponses à toutes ces questions vont vous aider à vous orienter vers un type précis d’habitat et à définir une localisation idéale.
À vous de jouer !
Un quartier recherché (centre-ville ou lieu "branché") est certes plus agréable pour recevoir - pas forcément pour étudier …
- mais le loyer y est à coup sûr plus élevé et le stationnement difficile.
On ne peut pas penser à tout, et notre fonctionnement (sauf pour les paranos et les maniaques), fait que nous découvrons lorsque nous sommes confrontés à la situation. Alors, faites l’inventaire de vos besoins (parking, superficie, distance de la fac, etc.), de vos priorités (calme, fête, proximité commerces, …) et de vos projets (long terme je m’y installe, juste une année, etc. ).
1 - le déménagement Si vous êtes dans le cas de beaucoup d’étudiants, à savoir que votre mobilier se résume à peu de choses, vous déménagerez seul : louez une camionnette, décidez quelques bons amis et le tour est joué. Un appartement déjà meublé et équipé peut vous éviter l’achat de mobilier et d’électroménager (n’hésitez pas cependant à tester literie et appareils). Le déménagement en sera facilité mais vous sentirez-vous vraiment chez vous ? 2 - les charges locatives Votre budget doit tenir compte de votre loyer, charges locatives comprises, ainsi que de vos dépenses en électricité, gaz, eau, téléphone et assurance. Certains logements disposent de fournitures collectives comme le chauffage, l’eau froide, plus rarement l’eau chaude. Dans ce cas, ces dépenses seront incluses dans le montant des charges qui vous sera communiqué. 3 - la taxe d’habitation Une fois par an, vous paierez la taxe d’habitation (impôts locaux). Cette taxe est due dès lors que vous occupez les lieux au 1er janvier de l’année d’imposition. Vous recevrez un avis du Trésor Public vous précisant son montant ainsi que l’adresse de la trésorerie chargée du recouvrement. À titre indicatif et sous réserve des abattements dont vous pourriez bénéficier, elle est équivalente à un ou deux mois de loyer net, selon les villes. Vous pouvez bénéficier d’un allègement sous certaines conditions : interrogez votre centre des impôts. Respectez la date limite de paiement, car au-delà votre taxe sera majorée de 10 %, plus frais de relance. Vous ne paierez pas cette taxe en résidence universitaire ou si vous occupez une chambre chez un particulier qui n’a pas d’entrée distincte. Centre des Impôts de votre ville Internet http://www.finances.gouv.fr
La plupart des étudiants locataires peuvent bénéficier d’une aide versée par la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) qui est destinée à couvrir partiellement leur loyer. Mais ces aides ne sont pas des "aides étudiantes". Toute personne disposant de faibles ressources peut en bénéficier. Pour obtenir ces aides, vous devez : • Etre titulaire d’un contrat de location (le bail ne doit donc pas être au nom de vos parents), • Occuper effectivement le logement à titre de résidence principale (les quittances de loyer doivent être établies à votre nom) et vos ressources ne doivent pas dépasser certains plafonds. Il existe deux types d’aides au logement versées par la CAF : l’ALS (aide la plus souvent versée aux étudiants, elle ne peut être versée que si le logement n’est pas conventionné : chambre en foyer ou en résidence universitaire, studio, appartement, maison) et l’APL (versée directement par la CAF au bailleur pour un logement conventionné locatif). Elles ne sont malheureusement pas cumulables. Attention : le logement dans lequel vous vivez ne doit pas appartenir à vos parents !
Avant de vous lancer dans les visites, préparez les documents qui vous seront nécessaires pour la signature du bail. Vous gagnerez ainsi un temps précieux ! • Photocopie recto-verso de votre pièce d’identité ainsi que celle de la personne qui vous servira de caution, • Photocopie des trois derniers bulletins de salaires, les vôtres et/ou ceux de votre caution (si vous n’en avez pas, ceux de la caution suffiront s’il s’agit de vos parents), • Photocopie du dernier avis d’imposition, le vôtre éventuellement et/ou celui de votre caution, • Un justificatif de domicile de la caution (dernière quittance de loyer, dernière facture d’électricité ou de téléphone), • Un relevé d’identité bancaire, postal ou de Caisse d’Épargne, pour vous et pour la caution, • Une attestation à faire remplir par votre employeur, si vous travaillez (elle peut vous être demandée par le propriétaire). En ayant pris le soin de préparer votre dossier (complet !), vous pourrez prendre de vitesse un concurrent visant le même appartement que vous…
Vous avez trouvé l’appartement de vos rêves ? Il faut maintenant signer votre contrat de location ou "bail". Vous trouverez plus loin les deux types de baux existants selon que le logement est loué "nu" ou "meublé". Avant tout, vous devez communiquer au propriétaire ou à son mandataire, les pièces de votre dossier de candidature. Ne négligez pas sa présentation, il est le garant de votre sérieux et de votre solvabilité. Le contrat de location ou "bail" fixe les règles qui vont régir votre occupation des lieux, sa durée, les conditions de règlement du loyer et celles de sa résiliation. Ces règles sont pour la plupart d’entre elles fixées par la législation en vigueur. La plupart des locations sont régies par la loi du 6 juillet 1989 modifiée par la loi du 24 juillet 1994. Cette loi fixe les obligations des bailleurs et des locataires, et établit des limites afin de préserver les intérêts de chacun. Le contrat de location doit impérativement être rédigé par écrit, daté et signé par les deux parties. Il est possible que la caution solidaire soit appelée à le signer également. Lisez attentivement le contrat de location que vous propose le propriétaire et ne remettez jamais d’argent liquide au propriétaire ou à l’agence. Pour toute somme versée au titre d’une "réservation", demandez un reçu daté et détaillé, précisant la destination (dépôt de garantie, loyer) de cette somme. N’oubliez pas, avant la signature du bail, de vous munir d’une attestation d’assurance. Le défaut d’assurance peut conduire le propriétaire à résilier votre contrat de location. En revanche, un bailleur ne peut pas vous imposer de souscrire une assurance auprès d’une compagnie choisie par lui.
Et surtout suivez bien ce guide, arrivez avec tous les papiers lors de la première visite.
Bonne rentrée à toutes et à tous.
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