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Marathonien des Temps modernes

27 décembre 2005 par Carmilla, Draikhin Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

La troisième saison de « 24 heures chrono » est l’occasion pour Julien de réaliser un marathon série TV.

Trois boîtes de gâteaux, plusieurs canettes de Coca-Cola ainsi que le coffret DVD de la troisième saison de 24 heures chrono, les ingrédients sont réunis pour que Julien profite pleinement de son marathon série TV. Un terme né sur Canal + et lié au format de cette série. L’action se déroule en quasi temps réel, chaque épisode de quarante minutes représente une heure dans la série. La chaîne cryptée a été la première à diffusée la nuit huit épisodes d’affilée, qu’elle a elle-même appelé « marathon ».

Une façon beaucoup moins frustrante de consommer les séries qu’à l’habitude. « Je préfère regarder tous les épisodes d’un bloc plutôt que d’attendre leur diffusion chaque semaine, explique l’étudiant en école d’ingénieur. J’ai déjà effectué un marathon pour les deux premières saisons. »
Les lumières sont éteintes et l’ambiance de son salon est sombre, « comme l’est cette saison de 24 heures chrono, de ce que j’ai pu en lire dans les journaux. » Les exploits de Jack Bauer commencent à 13 heures, le marathon lui à 21 heures.

Le premier épisode permet de redécouvrir les anciens personnages et d’en situer de nouveaux. « Ça fait plaisir de retrouver les « persos » auxquels on commence à s’attacher », sourit-il en ouvrant une canette de Coca-Cola. En effet 24 heures chrono permet de retrouver des personnages récurrents dans le même lieu (la cellule antiterroriste américaine appelée la CAT) et durant une journée. _« Cette année la menace terroriste est un virus bactériologique », explique-t-il au milieu du premier épisode. La fin du second épisode nous montre le premier rebondissement avec un espion au sein de la CAT. « Ces histoires sont courantes dans 24 heures chrono, cette année on sait déjà qui est la taupe » Les pauses entre les épisodes sont les seuls moment pour discuter avec Julien. Durant les épisodes sa concentration l’empêche de tenir une conversation.

Huit heures derrière sa télévision

« Oh ! », Julien vient de pousser son premier cri lié à un rebondissement scénaristique. « Tony vient de se faire tirer dessus ! ». Tony Almeida, l’un des personnages présents depuis la première saison a en effet, reçu une balle d’un terroriste. « C’est mon personnage préféré de la série, confie-t-il les yeux grands ouverts. S’il meurt la série n’aura plus la même saveur. »

Après deux heures et quarante minutes, le dernier épisode du premier CD vient de se terminer. Jack Bauer se met à nouveau dans l’illégalité pour éviter la propagation du virus. « Vite, l’autre CD », déclare Julien, impatient.

Deux épisodes plus tard, la fatigue commence à se faire sentir sur le visage de Julien. Ses yeux semblent à demi fermés et ses traits tirés. « C’est l’intensité de la série qui me permet d’être attentif », confie celui qui a découvert les séries TV avec Friends.
Entre les épisodes six et sept, le scénario prend une nouvelle tournure. « Là il faut mettre pause, je suis un peu perdu ». Après quelques seconde de réflexion, il parvient à la conclusion : « Finalement, Jack n’est pas un terroriste et il est de mèche avec deux agents de la cellule : Tony, sorti de l’hôpital et Gaël, la taupe, qui n’en est pas une ». La pause s’est imposée donc pour comprendre cela.

Jack, au Mexique, tente de subtiliser le virus aux mains des terroristes en se faisant passer pour l’un d’eux. « Tiens revoilà Nina », s’exclame-t-il en ouvrant son dernier paquet de gâteaux, le produit dopant de ces marathoniens des temps modernes. Nina Myers est la « méchante » récurrente de la série. Après avoir tué la femme de Jack dans la première saison, elle revient pour tenter de subtiliser le virus. « Ils nous « saoûlent » avec leurs histoires de politique, se plaint Julien, si on restait plus sur les histoires de Jack ce serait bien mieux. » En effet, 24 heures chrono nous montrent l’évolution de la journée dans trois lieux différents : le terrain avec Jack, la cellule antiterroriste et le bureau du président américain.

Finalement, personne n’obtiendra le virus et le présumé vendeur le garde pour lui. « Comme à chaque saison, les terroristes que l’on suivait ne sont pas ceux qui tirent les ficelles ».
Finalement, le marathon ne sera pas complet et après 12 épisodes, soit dix heures devant un écran de télévision, Julien préfère arrêter son semi-marathon de fatigue. « Mes yeux se ferment et j’ai peur de ne pas être assez « dedans » pour bien savourer la fin de saison, décrit-il. C’est difficile d’avoir seize heures à consacrer à une série surtout en période scolaire. » En effet à cinq heures du matin, le dimanche sera le bienvenu pour récupérer. Même après un marathon « série TV », la fatigue est de mise.


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