Trouver sa formation
83 universités, des centaines de formations et de diplômes par université... comment trouver sa formation ?
Avec le moteur de recherche des formations et diplômes, biensûr.
15 mai 2009 par
Tout juste sorti en DVD, Mensonge d’Etat, adaptation détonante du roman de David Ignatus par William Monahan, réunit Leonardo Di Caprio et Russel Crowe au coeur d’un thriller d’espionnage.
La CIA traque le chef d’une organisation terroriste à l’origine d’une vague d’attentats en Europe. Roger Ferris (Leonardo Di Caprio), le meilleur agent sur le terrain, circule dans le Moyen Orient afin d’essayer de récupérer des informations secrètes. Via une connexion satellite, Ed Hoffman (Russel Crowe), oeil dans le ciel qui surveille Ferris, dirige et coordonne les opérations à distance. A mesure que Ferris s’approche du but, il apprend que la confiance peut être aussi dangereuse qu’elle est nécessaire à la survie.
Les deux principaux acteurs sont complètement métamorphosés dans ce film :
Di Caprio, brun, les yeux noirs, un bouc élargi frisonant, se dissimule parfaitement dans le monde arabe pour lequel il semble avoir un attachement particulier. Il vaut la peine de voir le film en VO car en version française, la célèbre voix de l’acteur ne correspond pas vraiment à la virilité du personnage.
Russel Crowe, avec ses airs supérieurs et son absence de valeurs morales, un peu bedonnant, les cheveux grisonnants et ses terribles lunettes, joue très bien le bon dirigeant américain assoiffé de pouvoir.
Le jeu des acteurs est poignant. On s’attache ou on déteste les personnages. Ferris, agent secret de terrain qui croit aux valeurs de respect, qui aime le Moyen Orient et ses charmes, surtout ceux de Shaïma (il faut bien une histoire d’amour dans ce monde de brutes), se retrouve lui-même traqué par son supérieur et par son associé, le chef de l’espionnage Palestinien. En fait, chacun mène sa barque pour coincer les terroristes et Ferris se fait manipuler au point de risquer sa vie. Il est souvent blessé voire torturé et sa confiance en la CIA vacille.
Mensonge d’Etat dépeint la sauvagerie humaine en temps de guerre. Le clivage est certain : il y a les bons et les méchants, même au sein de la CIA. L’intrigue est saisissante mais quelque peu prévisible.
Le plus du film : Ridley Scott ne tombe dans la monstration des atrocités de la guerre : pas de scènes de tortures écoeurantes, pas d’attentats sanglants, juste quelques images qui suffisent... Il parvient à mettre en scène ces monstruosités sans recourir forcément à des scènes atroces.
Aucune réaction pour l'instant ...