9 janvier 2008 par Tethel
L’équipe de Zetudiants.net espère que vous avez passé de bonnes fêtes et que vous avez su profiter des vacances. De notre côté, nous avons testé de nombreux jeux et vous proposons quelques retours.
De mon côté, je me suis tourné vers l’ineffable "Orcs and Elves", dernier né de John Carmack, l’auteur de Doom, qui a beaucoup fait parler de lui. Orcs and Elves est, comme vous vous en doutez sûrement, un jeu de rôle impliquant des orcs et … un elfe.
En effet, vous y incarnez Elli ( ?), un jeune prince elfe venu rendre visite au roi des nains qui s’avère avoir disparu. En effet, la montagne a été prise d’assaut par les orcs, et il vous incombe, à vous et votre baguette magique parlante, Ellon, de découvrir ce qu’il est advenu des nains qui sécurisaient la montagne. C’est donc armé de votre courage, de votre épée elfique et de votre fidèle mais trop bavarde baguette, qui n’est pas sans rappeler des classiques du jeu de rôle (Comme excalibur junior) que vous vous engouffrez progressivement dans les profondeurs des cavernes d’un royaume nain décimé.
La première chose qui marquera le joueur n’est autre que les graphismes. Loin de ce qui peut se faire de mieux en matière de technologie et d’esthétisme, Fountainhead Entertainment a plutôt misé sur des graphismes plus anciens, qui sont certainement inspirés de vieux jeux Pc ou Atari tels que Dungeon Master, Eye of the Beholder ou les tout premiers volets des Might and Magic. Il faut toutefois se rappeler que Orcs & Elves est un jeu en 3D malgré une fausse impression de 2D.
Ces graphismes désuets, tout en gardant à l’esprit le fait que le jeu était à la base sur un support de téléphonie mobile, ce qui peut aussi expliquer le recul en matière de qualité graphique, contribuent à l’ambiance particulière du jeu et semblent particulièrement appréciés des joueurs qui ont connu cet age d’or du jeu de rôle pc. Bref, Fountainhead Entertainment a fait un jeu dont une des principales faiblesses se transforme en un atout précieux qui plait aux gens. Il en est de même pour les musiques qui ne sont pas très élaborées (voire inexistentes) afin de rappeler l’ambiance des premiers jeux de rôle.
Laissons donc les graphismes qui font l’objet d’une controverse pour nous plonger dans le gameplay en lui même, conforme à ce que l’on attend d’un jeu de rôle. Le joueur explorera donc un peu plus d’une demi douzaine de niveaux, massacrant monstre sur monstre sur son chemin, pillant trésor sur trésor et progressant au fur et à mesure de l’aventure en même temps que la difficulté des ennemis. Le tout saupoudré de monstres, de pièges et de boss, de portes à déverrouiller à l’aide de clés et de codes. Bref, si vous n’aimez pas ce genre de jeu, passez dores et déjà votre chemin. La progression est également très classique, sans possibilité pour le joueur d’avoir une part dans l’évolution de son personnage. Le concept porte, monstre, trésors est toutefois assez bien pensé pour ce support qu’est la DS (et encore davantage sur support de téléphonie)
Toutefois, si le jeu était un simple « porte, monstre, trésor », les amateurs de défis n’y trouveraient très certainement pas leur compte. L’environnement proposé dans Orcs & elves se passe dans les profondeurs de la montagne et il n’est pas illogique pour les joueurs les plus tenaces de vouloir tout explorer. Les lieux se prêtent bien à tous les passages secrets, à tous les endroits cachés et autres richesses qu’il n’est possible d’accéder qu’à force de patience et de pugnacité.
Le jeu prend une toute autre ampleur quand vous vous rendez compte que vous n’avez pas totalement exploré telle ou telle partie de la montagne et que êtes de ceux qui aiment se frotter à chaque paroi de mur dans l’espoir de libérer un pan de roche qui vous permettra d’aboutir à la salle au trésor que vous aviez ratée.
D’autant plus que ces secrets débloquent aussi des artworks sympathiques en rapport avec le jeu tout en étant bien plus beaux que ce dernier. Ainsi, si vous avez suffisamment exploré, vous pourrez contempler de très jolies images, qui constituent l’une des récompenses de vos efforts (la première étant la satisfaction d’avoir tout découvert.)
Au fur et à mesure que vous progresserez dans le jeu, vous aurez la possibilité d’acquérir de nouvelles armes (notamment par le biais d’un allié très spécial couvert d’écailles de la tête aux pieds, mais je vous laisse la surprise.) Si vous ne serez armé au début que de votre épée et de votre baguette loquace, vous pourrez au fil du temps manier avec habileté des armes aussi diverses qu’une arbalète, des œufs de dragon rouge, un parchemin de la méduse, un marteau foudroyant etc… qui seront dotés de charges limitées, à l’instar de votre baguette magique.
Mieux encore, vos armes pourront évoluer suivant les choix que vous ferez. Cela vous sera très utile car certains monstres auront parfois des faiblesses particulières contre l’une de vos armes à charges limitées, tandis qu’ils seront quasiment insensibles contre les coups de votre épée. Il faudra donc utiliser vos armes avec une extrême prudence et certains monstres devront même être tués par une combo de deux armes ou plus.
Enfin, le jeu voit sa durée de vie rallongée grâce aux niveaux de difficulté, qui vont de pair avec le côté exploration du niveau, vous pourrez choisir votre jeu en mode normal, difficile ou cauchemar.
Rien de nouveau de ce côté-là, mais ils offrent une durée de vie bien supérieure au jeu de base tout en permettant de satisfaire tous le monde, depuis ceux qui n’aiment pas passer trop de temps sur un jeu à ceux qui ne sont contents que lorsqu’ils ont exploré le jeu sous toutes ses coutures.
Pour toutes les raisons énoncées, Orcs & Elves est encensé des uns, qui apprécient le concept simple, les graphismes vieillots et le côté « Porte, Monstre, Trésor » tandis que d’autres ne le trouvent pas trop à leur goût.
C’est la raison pour laquelle nous lui avons attribué la note 6/10 : A vous de voir et que nous vous laissons vous faire votre propre opinion.
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