MacTribu
Vous êtes ici : Accueil >  Actualité > Actu Etudiante

Raffarin pense que la croissance pourra atteindre 2,5% en 2005

24 mars 2005 par Svinkels | Promouvoir cet article

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a déclaré jeudi sur TF1 que la France connaîtra une croissance "entre 2 et 2,5%" en 2005 et estimé qu’elle "pourra atteindre les 2,5%". "Nous avons une croissance qui sera entre 2 et 2,5%. Je pense que nous pouvons atteindre les 2,5%" de croissance du Produit intérieur brut (PIB), a déclaré M. Raffarin. "Mais l’année dernière il y a eu un tel écart qu’il faut être prudent sur les chiffres", a-t-il ajouté en affirmant qu’en 2004 les organismes de prévision avaient "annoncé 1,7% et nous avons fait 2,7%" de croissance.

M. Raffarin a aussi affirmé que "le chômage baissera de manière significative dans l’année 2005". "A la fin de cette année, nous aurons une baisse significative du chômage", a-t-il dit.

Même le régime d’assurance chômage (UNEDIC) "a annoncé 120.000 chômeurs de moins. Je pense que nous sommes dans cette perspective", a-t-il précisé.

De son côté, l’Insee délivre un message sans enthousiasme sur l’état de l’économie dans sa note de conjoncture publiée jeudi, estimant que malgré "l’embellie hivernale" due à la consommation, la reprise est plombée par un taux de chômage qui ne devrait repasser sous les 10% qu’en fin de semestre.

La reprise est ainsi "au ralenti", estime l’Institut national de la statistique et des études économiques, qui l’avait qualifiée de "bousculée" dans la note précédente de décembre.

Au total, en 2004, la France s’en est plutôt mieux sortie que ses partenaires, avec une croissance de 2,3% (2,5% en données non corrigées des jours fériés), avec trois trimestres de forte croissance (0,7 ou 0,8% chacun) et, au milieu, un troisième trimestre de croissance nulle.

Pour le début 2005, l’Insee envisage une croissance de 0,6% au premier trimestre et un ralentissement à 0,3% au deuxième (au lieu respectivement de 0,5% et 0,4% dans sa précédente note).

Lors d’une conférence de presse mercredi, le responsable de la conjoncture Michel Devilliers a douché l’espoir du gouvernement d’atteindre 2,5% de croissance cette année. Il a remarqué que sur la base des prévisions du premier semestre, chaque trimestre suivant devrait connaître alors une croissance très forte de 1,2%.

Même pour atteindre le bas de la fourchette, 2%, il faudrait "deux trimestres à 0,53%, ce qui est un peu plus rapide que ce que nous observons actuellement", a-t-il remarqué.

Karine Berger, responsable de la synthèse conjoncturelle, a expliqué que dans le cadre d’une zone euro "un peu anémiée", la France avait connu une "embellie hivernale" avec une consommation des ménages forte (1,2% au quatrième trimestre 2004 et encore 0,8% prévu au premier trimestre 2005).

La consommation semble avoir été soutenue par les mesures "Sarkozy" sur les donations et les déblocages d’épargne salariale, qui ont représenté respectivement 8 et 7 milliards d’euros, soit un dixième du PIB au total.

1,5 à 2,5 mds EUR auraient été consommés, le reste étant réépargné ou investi dans le logement. Mais cet effet va se ralentir, selon l’Insee, qui pense néanmoins que les nouvelles mesures sur l’intéressement et la participation pourront avoir un effet positif au deuxième semestre.

De plus, "un soleil hivernal peut briller sans réchauffer", a remarqué Mme Berger, présentant des prévisions d’emploi et de chômage peu encourageantes. Ainsi, l’emploi total ne devrait pas progresser de plus de 40.000 postes au premier semestre, soit à peu près l’augmentation de la population active sur la période. Ainsi, le taux de chômage stagnerait autour de 10% (après un pic à 10,1% en janvier) pour redescendre peut-être à 9,9% fin juin.

M. Devilliers a ainsi paru douter du retour promis à 9% de chômage en fin d’année. Cela n’est possible que pour les économistes partisans de la thèse d’un "décalage" entre reprise de croissance et reprise de création d’emploi, ce qui "n’est pas notre interprétation" a-t-il dit.

Mme Berger, de son côté, a remarqué que les allègements de charges sur les salaires avaient eu "peu d’effet sur le nombre de créations d’emplois, car elle compensent surtout la hausse des SMIC".

Le pouvoir d’achat devrait ralentir, passant de 1,1% d’augmentation au second semestre 2004 à 0,7% au premier semestre 2005. Il serait soutenu par une inflation basse (contenue à 1,5% en juin), mais dégradé par de plus forts prélèvements d’impôt sur le revenu et de CSG.


source : AFP

Réagissez à cet article :

Nouveau fil de discussion

Aucune réaction pour l'instant ...