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Stagiaire : luxe, calme et volupté

27 novembre 2009 par Draikhin Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

Samedi dernier, Génération précaire avait donné rendez-vous à 13h Place de la Madeleine pour une action remarquée.
Si certains étudiants s’y sont rendus nous sommes curieux de vos retours.

Action stagiaires "luxe calme et volupté" le 21 novembre RDV M° Madeleine à Paris à 13h pour deux actions rapides autour du luxe et de la grande distribution. Dresscode : entretient d’embauche, prévoir CV, masques etc...

Malgré les récentes victoires de Génération Précaire (rémunération des stagiaires de la fonction publique, rémunération à 2 mois et interdiction prochaine des stages hors cursus), les stages abusifs se multiplient avec "la crise".

"On ne compte plus les stages de vente, ceux là memes qui servent à remplacer des commerciaux" se lamente Guillaume. "Un stagiaire coûte 6 fois moins cher qu’un salarié, alors forcément c’est tentant" explique Julien. En effet 6 mois de stage coûtent à l’employeur 2500 euros contre 10.000 à 12.000 euros pour un SMIC chargé. Le pire c’est que ce système est encouragé par les écoles, qui faute de pouvoir assurer des débouchés, multiplient les stages sans avenir.

Voir par exemple le calendrier des stages proposés par IPAG :

  • 2 mois de stage la première année,
  • plus de 2 mois la deuxième,
  • 4 à 6 mois la 3eme année,
  • 4 à 12 mois la 4eme année,
  • 4 à 12 mois la 5eme année.

Soit de 16 à 34 mois de stage pour 60 mois (5 années) d’études sans garantie d’emploi, le tout uniquement pour réduire le coût de la formation et assurer de la visibilité à... l’école de commerce !

La solution à ce grand dumping social, Génération-Précaire la propose depuis 2005 : l’encadrement (via un pourcentage maximum de stagiaires dans l’entreprise) et la sanction des entreprises qui abusent, et l’augmentation de la rémunération des stagiaires. Tout à la fois pour permettre à chacun un vrai accès aux stages mais aussi et surtout pour réduire la différence de coût entre un stagiaire en fin d’études et son alter ego, le diplômé qui cherche du travail et n’en trouve pas.

Las, que ce soit chez Valérie Pécresse ou tout récemment lors d’un rendez-vous chez Wauquiez à Bercy, les conseillers du gouvernement semblent tout à fait d’une situation de bizutage social : une exception en Europe où la jeunesse travaille mais n’est ni rémunérée ni considérée.

Tenez-nous informé !


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