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Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

27 janvier 2008 par Gus Digg Del.icio.us Facebook Google Technorati Live MySpace Scoopeo Wikio Furl Blogmarks Reddit Mister wong Viadeo

Benjamin Barker, naïve fine lame (de rasoir) de Londres est comblé : son commerce marche au mieux, sa jolie femme l’aime de tout son cœur et comme don de cet amour, elle lui a offert une magnifique petite fille.
Mais voilà, ce bonheur ne rayonne pas sur tout le monde. L’injuste Juge Turpin se prend un jour d’affection pour cette charmante épouse, et aidé de son fidèle Bailli Bamford, il ôte de son chemin le seul être capable de contrarier cette soudaine fougue : le pauvre Benjamin.

Condamné à 15 ans de prison pour avoir commis la faute de n’avoir rien fait, celui-ci revient une fois sa peine effectuée pour découvrir que sa femme Lucy s’est empoisonnée et que sa fille, Johanna, a été prise comme pupille par l’ignoble juge. Il rencontre dans le triste quartier de Fleet Street, une boulangère en mal de clientèle, Mme Lovett qui, tombée sous le charme, lui propose de monter une sinistre affaire : lui assassinera ses clients à la barbe rugueuse, tandis qu’elle récupérera leur corps pour garnir ses infectes tourtes et les servir dans son salon. Benjamin Barker, ou plutôt Sweeney Todd, accepte, sans toutefois abandonner l’idée de récupérer sa fille et de se venger du juge Turpin…

Sweeney Todd est un film sombre, vous l’aurez deviné. Tout comme dans L’Etrange Noël de Mr Jack et Les Noces funèbres, on retrouve cet univers machiavélique mêlé d’humour noir et de poésie si cher à Tim Burton.
Une nouvelle fois, une histoire glauque propre à la tragédie timburtonienne se retrouve au cœur d’une comédie musicale. Si la chanson n’est pas le principal talent des Depp, Bonham Carter, et autres Rickman, on les surprend à nous entraîner dans des rythmes infernaux et sans fausse note. Ajoutons à cela des paroles pleines d’humour sur des thèmes pas vraiment marrants, et le tour est joué grâce au talentueux magicien Burton.

Mais au-delà de leurs performances en chant, les acteurs rayonnent également par leur jeu, notamment l’inévitable Jack Sparrow, pardon, Johnny Depp (Edward aux Mains d’Argent, Neverland, Charlie et la Chocolaterie, Pirates des Caraïbes), dont la virtuosité à l’écran n’est plus à prouver tellement il incarne avec brio son diabolique personnage.
Helena Bonham Carter (Fight Club, Big Fish, Charlie et la Chocolaterie) est elle aussi plus que convaincante dans ce rôle de femme pulpeuse follement (au premier sens du terme) amoureuse qui lui va si bien.

Nous en arrivons à Alan Rickman, le fameux Rogue dans la série des Harry Potter, toujours dans la peau du vicieux méchant, blond cette fois-ci, mais attachant et agréable à voir à l’écran car plein de grâce et de classe. L’entendre est également un plaisir, notamment quand il se met à chanter des « pom, pom, pom, pom » contrastant parfaitement avec ce qu’il est censé représenter.
Nous lui couplerons son autre compagnon de l’aventure de J.K Rowling, Timothy Spall (Vanilla Sky), ridicule à souhait dans ses hauts-de-chausse avec sa canne d’aristocrate.

Tous ces ingrédients permettent à Tim Burton de signer un nouveau classique de son genre et de parachever son œuvre, bien aidé encore une fois par un Johnny Depp merveilleux qui éblouit de son envergure le grand écran et ses insatiables spectateurs.
A voir donc, mais également à écouter (et en V.O bien entendu).

  • Titre original : Sweeney Tood, The Demon Barber of Fleet Street
  • Réalisateur : Tim Burton
  • Avec : Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman...
  • Genre : comédie musicale tragique
  • Durée : 1h55min
  • Film américain distribué par Warner Bros. France

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