Vous êtes ici : Accueil >  Loisirs/Culture > Cinéma

Taken : action à double tranchant

5 mars 2008 par bulle

D’un côté il y ceux qui l’adorent, de l’autre ceux qui n’adhèrent pas. Tout comme l’action, les avis sur Taken, sont à double tranchant. Mis en scène par Pierre Morel et co-écrit par Luc Besson, le film présenté comme une énième production commerciale à la Besson est sans aucun doute attendu au tournant. C’est une histoire de kidnapping, où le héros est une sorte de James Bond sur le retour. De l’action, de l’action et encore de l’action. On aime ou on n’aime pas.

Le scénario semble à première vue banal presque simpliste. Notre héros est de la trempe des agents secret, ou plutôt un ex-agent des services secrets américains. Ce héros a une fille qui ira à Paris, mais manque de chance, elle se fera enlevée par un gang albanais, spécialisé dans la traite des femmes.

Bref, rien d’exceptionnel dans ce scénario, où les personnages répondent irrémédiablement à des clichés. Le héros est un mélange de James Bond et de Jack Bauer de la série 24h Chrono. Jouer par un Liam Neelson froid, efficace, charismatique et rapide, l’acteur livre ici une prestation convaincante surtout qu’il n’est pas habitué à ce type d’emploi physique digne d’un Bruce Willis, puisque ce héros est intouchable, limite indestructible.

Et oui, il fait partie de la catégorie des « super fort, et même pas mal ». On le voit notamment lorsque les dangereux membres du gang albanais le canardent. Autant qu’ils puissent être, aucune balle n’atteint sa cible, alors que notre héros « super fort, et même pas mal » fait mouche à tous les coups. La grande classe quoi !
Quant aux deux jeunes filles kidnappées, elles sont de parfaites damoiselles en détresse, parfaites dans l’angoisse, parfaites dans l’hystérie, et parfaites dans leurs petits cris effrayés.
Bref… il y a là tout les ingrédients du film d‘action.

Mais comme vous l’aurez compris le point fort de Taken ne réside pas dans l’originalité du scénario et du jeu des acteurs mais plutôt dans l’efficacité de son rythme et de son ambiance. Le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer et ça c’est un bon point ! Le rythme et les scènes d’actions sont haletantes, on prend une bonne dose d’adrénaline, on est à 100 à l’heure du début jusqu’à la fin. Rien de tel pour un film d’action ! Pierre Morel ne faiblit pas à ce niveau et nous offre un thriller à clichés certes, mais énergique et peut être jugé un peu trop durement par la presse.

Ce n’est pas le film de l’année, mais ce n’est pas non plus un navet, c’est juste un film d’action à l’américaine, bien qu’il ait été tourné et produit en France. D’ailleurs c’est peut être de par sa production française que le film se déroule à Paris, car tout le reste n’est qu’Amérique. Il aurait très bien pu être tourné à New York, Tokyo ou le village à Mémé que cela n’aurait rien changé, les cascades se succèdent, ça tire de tous les côtés. Bref c’est de l’action, de la vraie !


Réagissez à cet article :

Nouveau fil de discussion

Aucune réaction pour l'instant ...