30 mars 2008 par MayD
« Nos cris se perdent dans le vent hurlant. » En ces jours sombres de répression au Tibet, ce verset de la prière du poète Thich Nhat Hahn, retentit comme une supplication. Combien de personnes sont mortes ? Combien d’autres sont emprisonnées, torturées ? Que sont devenus les moines si courageux ayant bravé la loi du silence ?
Pour montrer aux étrangers que le calme était revenu au Tibet, les autorités chinoises ont organisé un voyage de journalistes. Alors qu’ils entrent au temple de Jokhang - coeur du bouddhisme tibétain - un jeune moine, au péril de sa vie, se précipite vers les caméras : « N’écoutez pas ! (Les Chinois) vous racontent des mensonges. Nous ne sommes ni des casseurs, ni des voleurs, ni des incendiaires. Nous voulons la liberté ! Vive le Dalaï Lama ! » Qu’est devenu ce jeune moine ? Est-il libre ? Est-il torturé dans les geôles infâmes ? Nous devons le savoir !
Ces révoltes sont « le résultat de cinquante ans d’occupation par une dictature militaire », analyse Françoise Robin, spécialiste du Tibet. En 1950, la Chine envahit le Tibet, instaure la terreur. Des centaines de milliers de personnes meurent ! Aujourd’hui, les chinois y arrivent en masse. Les Tibétains sont marginalisés, minoritaires sur leur propre terre. Ils sont pauvres. Leur culture et leur langue sont menacées : « si la situation ne change pas, on s’achemine vers la disparition de la civilisation tibétaine », déclare l’ethnologue Katia Buffetrille.
La répression chinoise n’a jamais cessé. Elle « continue de s’accélérer avec de nombreuses et graves violations des droits de l’homme et la négation de la liberté religieuse. Je demande instamment au gouvernement chinois de mettre un point d’arrêt immédiat à ces politiques », déclarait le Dalaï Lama le 10 mars.
La réaction si brutale et inacceptable de la Chine laisse présager le pire. Il est possible qu’une minorité de tibétains soit tentée par l’action violente. Mais il n’est pas impossible que la répression des Tibétains serve « d’exemple » et d’avertissement pour intimider et anéantir toute forme de protestation à la veille des Jeux Olympiques.
Avant de se prononcer sur le boycott de l’ouverture des Jeux Olympiques, les ministres des affaires étrangères européens devraient s’unir pour exiger : l’ouverture d’une enquête internationale, la libération des moines et des manifestants non-violents, l’arrêt des tortures et des exécutions capitales.
Rien ne peut briser l’élan de la Liberté. Il signe l’échec d’un demi-siècle d’oppression et s’accompagne d’une exigence de vérité : « Il faut que les Chinois acceptent la réalité. On est au XXIe siècle, les mensonges ne parlent plus », déclarait récemment le Dalaï Lama. Ces paroles en rappellent une autre : « La vérité vous rendra libre. » La vérité libère l’opprimé de l’isolement et l’oppresseur du mensonge. Elle seule permettra de trouver le chemin de la paix.
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Nastasia |
Tibet : paix et véritéBel article. Quand j’entends Eric Zemmour déclarer que c’est chose due à la Chine, ancienne victime de différents envahisseurs dont le Tibet, je me dis que si on allait au bout de son raisonnement on pourrait envahir, s’imposer et réduire à l’état d’esclaves les Italiens sous prétexte que sous l’empereur César, ils nous ont fait la même chose. Pour être plus concise ; que la venue de la France, pays des Droits de l’Homme, ne soit pas uniquement d’intéret sportif. Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme était absente lors du premier voyage en Chine du président qui y allait pour parler justement de cela, quant à son voyage chez nos amis Anglais, sa présence fut remarquée. Peut-être qu’il y a des prisonniers politique et des condamnés à mort à Londres . . . Bref.
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